Le mot du maire

      
Le MOT du MAIRE

Fraternité.

C’est le troisième terme de notre devise ; c’est aussi celui qui compte le plus pour un maire.
Car la liberté et l’égalité sont des droits fondamentaux qui relèvent davantage de l’Etat, dont la mission est de les préserver sur tout le territoire national.

La fraternité, elle, se vit au quotidien. Elle se traduit concrètement par le sentiment de vivre dans une communauté, d’appartenir à un cercle d’amis, de rencontrer des connaissances au hasard de ses déplacements et d’échanger quelques mots.
La fraternité, c’est aussi l’association dans laquelle on s’investit, l’implication dans la vie publique à des degrés divers, et le fait de se sentir écouté et respecté.

Et c’est justement dans ce but que j’ai organisé, vendredi 14 décembre 2018 à la salle des fêtes, une réunion publique permettant aux citoyens de transmettre leurs revendications et leurs doléances au Gouvernement en ces temps de tension sociale.

Il est essentiel de donner la parole aux citoyens au niveau des territoires, au plus proche du terrain et des préoccupations de la vie quotidienne. C’est bien là un rôle essentiel du maire, élu de proximité et proche de ses habitants ; il doit mettre à profit cette relation privilégiée avec ses administrés afin de relayer avec force les aspirations des habitants, qu’ils soient impliqués dans le mouvement des Gilets Jaunes ou pas. Les revendications sont à entendre par nos gouvernants à leur juste mesure.

Cette réunion publique a permis à chacun de s’exprimer dans un cadre apaisé, posé et respectueux, et avec la certitude que toutes les remarques ont été prises en considération, le compte-rendu ayant été fait en direct et visible par chacun sur l’écran de la salle. C’est ce compte-rendu, sans ajout ni retrait, qui a été transmis officiellement à l’Etat via le Préfet.

Ban-de-Laveline a ainsi pris toute sa part au débat démocratique national.

Dans une commune comme la nôtre, qui se veut dynamique, mais qui est également confrontée aux problématiques des communes rurales, la fraternité n’est pas un vain mot.

Je forme le vœu qu’en 2019, notre pays reconstruise la cohésion sociale mise à mal par des inégalités intolérables, notamment au regard de la répartition des richesses. Le vœu également que la transition écologique soit enfin entamée dans de réelles conditions de solidarité.

Fidèlement à vous,

Le Maire, Stéphane DEMANGE

Courrier du 18 décembre 2018 au Préfet des Vosges suite à la réunion publique du 14 décembre 2018